La peur de l’échec

Mon échec prépare mon succès

La peur de l’échec est un sentiment tout à fait « normal » presque inévitable. En général, on se sent incapable d’accomplir une tâche, de relever un défi (nouveau poste à responsabilités par exemple), d’entreprendre un projet (personnel comme le mariage ou professionnelle comme la création d’entreprise). Et ce sentiment est souvent infondé et exagéré : on se déprécie, on fantasme des scénarios catastrophes, bref, on noircit le tableau. Poussée à son extrême, elle condamne à l’inaction.

peur de l'échec

Cette peur de l’échec peut trouver ses racines dans l’enfance. Si on a eu l’habitude d’être rabaissé, d’être l’espoir déçu de son entourage, d’être comparé à son frère ou sa cousine qui sont soi disant meilleurs, de décevoir ses parents parce qu’on n’a pas fait médecine… tout ce genre d’expériences nourrit la peur d’échouer.

Mais celle-ci peut également s’expliquer par le fait qu’on a souvent échoué dans sa vie et qu’on croit avoir toujours fait les mauvais choix, on est donc hanté par le spectre de tous ces échecs passés.

 

Échouer ou réussir : une dichotomie erronée

Voilà donc le problème, on oppose échec et réussite comme on opposerait la mort et la vie. Erreur !

L’échec fait partie de la réussite, il est bénéfique à l’apprentissage et à l’évolution des Hommes. D’ailleurs on apprend souvent plus de ses échecs que de ses succès, si on sait toutefois, analyser l’événement et en tirer des leçons. En échouant, on peut mûrir son projet, mieux l’organiser, explorer de nouvelles pistes de développement, parce que l’échec montre comment il ne faut pas s’y prendre ou comment il vaudrait mieux s’y prendre.

Cela nous fait penser à Thomas Edison, un homme exceptionnel dont les inventions ont bouleversé l’existence humaine, par exemple : l’ampoule. Pour arriver à fabriquer un prototype qui puisse correctement éclairer une pièce, il a fait 1200 tentatives ! Certains verront qu’il a échoué 1200 fois avant de réussir, mais il faudrait plutôt le voir comme Thomas Edison le voyait lui-même : « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas. »

Il ne faut donc pas, et sous aucun prétexte, céder à la peur de l’échec, au contraire il faut l’intégrer et l’appréhender car le pire, ce n’est pas d’échouer, mais de ne rien tenter ! « Comment serait votre vie si vous n’aviez pas le courage de tenter des choses ? » se demander si justement Van Gogh.

 

« …il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose… »

En tant que musulman, on devrait être armé pour faire face aux échecs et à la peur qu’ils suscitent car notre foi est notre bouclier.

En effet, on doit avoir pleinement confiance en Allah, savoir que si on se lance dans l’inconnu, certes avec un minimum de réflexion et de préparation, Il sera là pour accompagner et assister Ses serviteurs. Il a des projets pour nous et Il est Le Meilleur des Planificateur. D’ailleurs, le musulman doit graver en lettres d’or ce verset magnifique : « il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.» [Sourate la Génisse 2: verset 216].

Rien n’est définitif, certainement pas l’échec et comme il est dit dans le Coran : « A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! A côté de la difficulté est, certes la facilité. [Sourate; verset 5-6].
Donc malgré l’échec, la réussite viendra. Par ailleurs, l’échec est une opportunité qui est doublement formatrice. Sur le plan du projet entrepris, on sait comment mieux s’y prendre et réussir, tandis que sur le plan de la foi, on éduque son âme à la patience, à l’espérance et au rapprochement d’Allah. L’échec pour un musulman, est un rappel qui l’interpelle sur l’instabilité de cette vie mais également sur l’immense miséricorde de Son Seigneur, qui le comblera après l’avoir éprouvé.

Enfin, le musulman doit se rassurer en se rappelant ce hadith du Prophète (Paix et prières soient sur lui) : « Que l’affaire du croyant est étonnante ! Tout lui est bénéfique, et cela n’est réservé qu’au croyant. Si un Bien le touche, il en remercie Dieu et ceci est un bien pour lui. Et si un malheur le frappe, il le supporte, et cela est aussi un bien pour lui. » (Muslim)
Alors restons zen et intégrons l’échec comme une étape normale et bénéfique à bien des égards.

Maintenant que vous avez identifié cette peur, il vous reste à mettre en oeuvre des solutions pour la surmonter. Rendez-vous donc la semaine prochaine pour vaincre votre peur !

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