Ces mauvais clients dont on se passerait bien

« Le client est roi » c’est une base du commerce et ce depuis des décennies. Dans l’ouvrage Le marketing, on nous explique « qu’il y a deux règles incontournables en économie. Règle n°1 : Le client a toujours raison car c’est le roi. Règle n°2 : quand il s’avère que le client a réellement tort, se reporter à la règle n°1 ! ».
Mais est-ce aussi simple et évident ? Est-ce que les commerçants, et plus particulièrement les e-commerçantes musulmanes de surcroît, doivent s’efforcer coûte que coûte de satisfaire tous les désirs des clients ? Pourquoi ne pas s’accorder le droit de faire le tri entre les bons et les mauvais clients ?

Il s’avère malheureusement que l’expansion du e-commerce dans notre communauté s’est accompagnée de l’apparition de clients dont on hésite à qualifier le comportement : impolitesse, manque de respect, demandes farfelues, radinerie… N’ayant pas peur de s’attirer les foudres de nombreuses acheteuses, Akhawate Business, solidaires des e-commerçantes qui doivent faire face à ce genre d’attitude, propose un décryptage des mauvais comportements récurrents qui exaspèrent les entrepreneuses.

Mauvaises clientes

Négociation : on n’est pas au souk de Marrakech !

C’est une pathologie caractéristique d’une certaine partie de la communauté. Certes, on a des ancêtres marchands et on a l’impression que cet art coule dans son sang (ou pas!) ; ainsi, que vous le fassiez à Marrakech, au Caire ou à Istanbul, je veux bien, mais de là à systématiquement négocier les prix avec vos sœurs e-commerçantes, c’est trop.
Elles sont toutes confrontées à ce genre de pratiques plus que lassantes et s’associent pour demander  en cœur : ces clientes, oseraient-elles demander une réduction à La Redoute ou en commandant à des non-musulmans ? La réponse est évidemment NON.
Est-il nécessaire de rappeler que les e-commerçantes (les vraies, dont c’est le métier et non pas le passe-temps) travaillent dur, gagnent souvent de modestes sommes et n’ont donc pas les moyens d’accéder à ce genre de demande. Et si tant est qu’elles avaient les moyens, ce n’est pas normal de demander des réductions systématiquement, sur une commande d’un produit, sur une nouvelle collection, etc. Quand on sait que certaines se payent des tuniques de 60€ chez Zara, des sacs Longchamps ou le dernier parfum Dior à 79€ sans trembler du menton, on regrette de les voir hésiter pendant des jours quand il s’agit d’acheter un snood à 12€ ou une tunique de qualité à 40€…

« Je voudrais une pièce montée pour demain midi »

Continuons dans la série « je veux le beurre et l’argent du beurre », je demande la cliente qui fait des demandes irréalistes.

Je veux parler de celle qui vous envoie un mp en urgence pour vous demander de lui livrer une robe  de soirée en moins de 24h, car elle n’a rien à se mettre et qu’elle est invitée demain soir au mariage de son coiffeur… ou celle qui aime beaucoup vos articles et qui ne craque que sur des articles qui sont dans l’album « vendu », « en rupture de stock » ou « saison 2009/2010 ».

Mesdames, soyez réalistes, prenez conscience de ce qu’est le commerce de ces possibilités et surtout de sa réalité. Nous rappelons que la livraison se fait au minimum en 48h ouvrables via la Poste, et que si vous voulez être livré en moins de temps, il n’y a pas de secret, il faut payer beaucoup plus.
N’oublions pas de mentionner également ces acheteuses qui mettent 3 semaines pour confirmer leur commande et ne répondent pas aux relances, celles qui veulent payer en plusieurs fois un article qui coûte 20 ou 40€ (économisez l’argent et une fois que vous avez réuni la somme, commandez) ou celles qui veulent d’abord recevoir la marchandise puis payer (la blague).

Soit poli ou tais-toi ?

Enfin, c’est triste à notre époque d’avoir à préciser que quand vous communiquer avec quelqu’un, en face à face, au téléphone omauvais clientsu sur le net, n’oubliez pas les règles de politesse !
Un commentaire sur un réseau social, un blog ou un site doit commencer par un bonjour/salam, un “s’il vous plaît, merci

” ça ne fait pas de mal plutôt que de se contenter d’un lapidaire « cb », comprenez « combien » !
A tort, on croit que Facebook dispense d’être aimable et poli et qu’on peut se laisser aller à des tournures familières. Certaines oublient que cela reste un outil professionnel, c’est une vitrine du commerce des entrepreneuses et qu’on se doit un minimum de politesse et de bienséance.

<style=”text-align: justify;”=””>Autre conseil, apprenez à lire et à cherchez toutes les informations utiles avant de contacter les vendeuses. Lisez les légendes des photos et des albums, les informations sur la fan page mais aussi les CGV et la FAQ sur les sites. Ainsi vous gagnerez du temps et vous éviterez à celle que vous contacter de perdre le sien.

Heureusement, l’exception ne fait pas la règle

Les e-commerçantes vous le diront, leur relation avec les clients n’est pas de tout repos. Entre les clientes qui sont impolies, exigeantes, et qui veulent toujours acheter moins cher, le e-commerce n’est pas un long fleuve tranquille.
Heureusement, ces cas sont des exceptions -certes toujours trop nombreuses- et comme on parle toujours des trains qui arrivent en retard plutôt que ceux qui sont à l’heure, on en oublie qu’il y a des clientes fantastiques, agréables, aimables et qui ne chipotent pas sur les prix. Elles sont fidèles, reconnaissent la valeur de votre travail, la qualité de vos produits et le font savoir autour d’elles.

Enfin, malgré les situations cocasses et exaspérantes à la longue, on prendra toujours ces histoires avec humour et bonne humeur, d’ailleurs on vous invite à lire les témoignages de vendeurs désabusés sur le site http://www.le-client-est-roi.com/.


PS : Sans rancune si tu t’es reconnue dans l’article !

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