Et si nous parlions du financement ?

Je vous propose cette fois-ci un “Saviez-vous que…” orienté finances, argent, concours.

Monter une entreprise c’est bien joli, mais comment faire lorsque les fonds manquent ? Le budget de tout entrepreneur est la corde sensible, qui est disparate en fonction des individus et qui, pourtant, est la garantie d’un bon départ, ou d’un bon développement dans l’objectif de pérenniser l’activité.

Concours « au féminin »

Foultitude de concours et de prix « au féminin » sont organisés en France pour décerner la meilleure créatrice ou encore le prix de la meilleure innovation, de l’idée de l’année, etc.

En effet, ces prix, souvent pécuniaires, peuvent permettre aux jeunes entrepreneuses de réaliser leurs premiers investissements pour monter, booster ou développer leur boite.
Je vous en cite quelqu’uns qui pourront vous donner des idées (attention néanmoins, car pour beaucoup, ces concours s’organisent au niveau régional, donc ce qui peut être valable dans un secteur géographique peut ne pas l’être dans un autre) :

  • Le prix de l’entrepreneuse (www.leprixdelentrepreneuse.com) : sélection nationale qui récompense les meilleures créatrices françaises et qui vise à encourager l’entrepreneuriat féminin
  • Trophée des femmes en or ! (www.aufeminin.com) : couronne une femme dans une des 10 catégories annoncées (entreprise, art, sport, …)
  • Concours – talents (www.concours-talents.com) : encourage tous les entrepreneurs depuis plus de 15 ans. Ce concours n’est pas uniquement dédié aux femmes, mais peut être un tremplin intéressant.

Si vous souhaitez connaitre les concours organisés dans votre région, contactez le Conseil Régional ou la Chambre de Commerce (pôle Entreprendre), vous y trouverez toutes les informations nécessaires.

financement

Sources : les echos

Love Money

Autres possibilités pour démarrer son business sans passer par les banques, la « love money ». On entend parler de « love money » depuis peu de temps, cela a fait son apparition dans le paysage entrepreneurial français car système « nouveau », en tout cas, un terme lui a enfin été désigné je dirais !

Finalement, qui n’a pas déjà demandé à ses proches ou à ses amis de lui prêter un peu d’argent pour l’aider dans le démarrage de son activité ? Peut-être pas tout le monde, c’est certain, mais cela existe depuis longtemps tout de même, et comme il est de bon ton que de nommer toute chose, tout mode de vie, tout système de fonctionnement actuellement, la « love money » n’est rien d’autre que d’emprunter de l’argent à son entourage – qui veut bien croire en votre projet d’entreprise, hein, que l’on s’entende ! – sans intérêts bien évidemment.
Sachez qu’il existe une possibilité pour les prêteurs, de se voir exonérer d’impôts s’ils pratiquent le système de la « love money » … à bon entendeur 🙂

Financement participatif

Le financement participatif – appelé aussi « crowdfunding », est la possibilité pour un entrepreneur de se voir augmenter son capital par des investisseurs qui croient en son projet et moyennant un retour sur investissement.

On peut donner comme exemple historique, le système de MyMajorCompany qui a démarré via le business musical en permettant à de parfaits inconnus de lancer leur carrière d’artiste, qui, jusqu’à présent n’avaient pas les fonds nécessaires pour réaliser leur projet. Je m’explique.
L’investisseur, qui peut être tout le monde, est libre de participer à un projet auquel il croit, verse une somme d’argent à l’entrepreneur via un compte spécifique, en général via une plateforme de crowdfunding (par exemple : easiup, kisskissbankbank ou encore ulule) et attend la deadline afin que soit confirmer ou non si l’objectif a été atteint ; les investisseurs se voient rétribué sous forme de gratuité sur certain produits ou services, ou bien d’avantages promotionnels. C’est un rapport gagnant – gagnant. L’entrepreneur pouvant alors développer ses projets entrepreneuriaux grâce à la collecte de fonds réalisée.

Si, à contrario l’objectif financier initial n’est pas atteint, les financeurs se voient rembourser intégralement leur don. Les financeurs ne sont pas perdants quoi qu’il arrive. Ce sera vraiment le côté éthique et rassembleur d’idée qui fera que la personne va devenir financeur car un projet lui correspond et qu’il souhaite participer à l’aventure de l’entrepreneur.

Nadia de l’entreprise SIANAT (www.sianat.fr) nous fait l’honneur d’apporter son témoignage concernant le financement participatif qu’elle a vécu de l’intérieur et surtout avec réussite ! Merci à elle pour sa précieuse participation. Rendez-vous vendredi sur notre blog pour lire son interview.

Profil financier de l’entrepreneuse

Nous avions vu dans le premier Saviez-vous que… que les femmes se lancent principalement via le régime de l’autoentreprise, et, pour beaucoup d’entres elles, le développement de leur business se fait depuis leur domicile, d’une part pour limiter les frais et d’autre part pour garder cette flexibilité tant attendue lorsque l’on est femme et que l’on choisi de créer sa boite.

Une autre raison existe aussi, certaines souhaitent « tester » leur idée avant de se lancer réellement. J’utilise le mot « réellement » pour deux raisons : soit parce que la sœur a un travail salarié que je qualifierai « d’alimentaire », et qu’elle a besoin de savoir si son projet est viable avant de démissionner d’un contrat  confortable pour la grande aventure ! Soit, parce que cette période test va lui permettre de vérifier la viabilité de son projet avant de créer une société telle que le terme juridique l’entend : SARL, EURL, SA, etc.

Vous retrouverez les subtilités, avantages et inconvénients du travail chez soi dans les articles Mompreneur : pourquoi et comment travailler à domicile et Mompreneur : les outils d’organisation #partie2. Ceux-ci pourront vous permettre d’y voir plus clair quant au quotidien de la femme qui créé sa boite tout en installant son bureau de chef d’entreprise chez elle.

Autre chiffre intéressant, saviez vous que 30 % des femmes créatrices d’entreprises vivent seules avec des enfants à charge… cela laisse songeur, la femme est une vraie battante et ces chiffres le prouvent une fois encore, sans tomber dans le féminisme primaire ; elles mettent en moyenne un peu plus d’un an pour finaliser leur projet d’entreprise et accordent moins de 8000 euros d’investissement dans leur business au démarrage (pour moins de 50 % d’entres elles).

Enfin, en général, les créatrices d’entreprises se lancent après une période de chômage plus ou moins longue, certainement le déclic pour créer leur propre emploi et ne plus être assujettie à la difficile et discriminante réalité du travail, quelle qu’elle soit.

Voici un article très intéressant et rempli d’informations concernant les spécificités des créatrices d’entreprises, je vous conseille vivement de le lire, car on pourra en tirer les conclusions et assimiler notre gestion et notre vision de l’entreprise en rapport avec l’article pré-cité. Il complète très bien l’article que je viens d’écrire ici.

Pas de quiz cette fois-ci, gardez en mémoire simplement qu’il existe des moyens autres que les prêts bancaires pour pouvoir obtenir des gains financiers afin de faciliter le démarrage de votre affaire, via les différents concours proposés aux femmes qui entreprennent en France, le système de la « love money » et le financement participatif. Ceci n’est pas négligeable si vous recherchez des contacts et une aide financière. De plus, c’est un formidable moyen de communication pour booster votre visibilité d’entrepreneuse.

Alors, préparer votre monture et foncez, il n’est jamais trop tard pour exceller “halalement” dans ses projets de vie !

Stéphanie Benlemselmi
Entrepreneuse, Formatrice, Auteure

 

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