Comment la peur peut impacter sur la réalisation de vos objectifs ?

J’espère que vous vous portez au mieux depuis le dernier article. Et est-ce que les questions de fin d’article ont pu vous aider pour déterminer vos priorités ? Dans la continuité du dernier article, aujourd’hui j’ai envie de vous faire changer de regard sur la peur et comment cette émotion peut-elle vous aider à établir vos objectifs.

Faisons d’abord un point sur qui je suis. Je m’appelle Mariama, maman de 3 filles, épouse aimante 😉 directrice générale d’Ansariya et auteure du blog du même nom. J’anime des conférences et des formations au niveau local et national auprès des jeunes filles et parents. Passionnée de psychologie émotionnelle et de spiritualité , mon action est d’aider les filles à mettre des mots sur leurs peurs à la puberté pour qu’elles deviennent la femme qu’elle souhaite être. Mais aussi soutenir les parents dans leur rôle éducatif. Parce que je crois en une manière différente d’éduquer, j’agis pour un monde où nous aurons le courage d’avoir des relations plus sincères et plus saine vis à vis de notre corps intérieur et extérieur. J’ai rejoins l’équipe AKB pour échanger avec vous les mumpreneurs et vous encourager à continuer de créer l’avenir, nous devons avoir un pied dans la société par des projets novateurs et plus humain dont les portes sont ouvertes à tous sans distinction de religion, de couleurs…

Maintenant découvrez la peur, une émotion qui fait trembler tout notre corps !

Qu’est-ce que la peur, est-ce une émotion ou un sentiment ?

  • Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation. E-motion : E = vers l’extérieur, motion = mouvement. C’est un mouvement qui sort.
  • Un sentiment est un état affectif complexe, assez stable et durable, combinaison d’éléments émotifs et imaginatifs, plus ou moins clair, qui persiste en l’absence de tout stimilus. (Dictionnaire Larousse de la psychologie)

Nous confondons souvent l’émotion et le sentiment, et par conséquent, nous employons ces mots indifféremment. Il reste qu’un sentiment n’est pas une émotion.

Exemple : on parle souvent d’émotion d’angoisse, or celui-ci est un sentiment. En effet, il est composé de différentes émotions (peur et colère, peur et tristesse, peur sur conflit colère/tristesse …)

Modifier ses émotions s’effectue de deux manières, soit directement,  soit indirectement. La façon directe consiste à changer son rythme respiratoire, sa posture physique et sa gestuelle. La façon indirecte requiert de changer ses représentations intérieures, c’est-à-dire ses images et ses paroles intérieures. Alors comment s’en libérer ?

Comment se libérer de la peur ?

La peur se manifeste par de l’inquiétude et de l’appréhension, légère ou grave, pouvant aller jusqu’à l’affolement et la terreur. Face au danger, la peur mobilise l’organisme. Tous sens exacerbés et tournés vers l’extérieur…l’attention est au maximum. Le corps est prêt à réagir très vite. Avant même que nous n’ayons véritablement conscience de ce qui se passe, notre système émotionnel a déjà enregistré la présence d’un danger et prépare le corps en conséquence. La peur décuple nos forces physique et psychiques. Ultra alerte, attentif et présent à nous-mêmes…nous serons prêts à affronter le danger ou à fuir loin. La décharge de la peur après la période de tension qui a permis de faire face au danger est tout d’abord un tremblement dans tous le corps, puis un long cri plutôt aigu partant du bassin, la tête en arrière, le dos de préférence soutenu, les mains agrippées ou plaquées contre un mur (à hauteur du bassin). L’inconnu suscite aussi de la peur. L’objectif de cette peur est de vous pousser à vous informer, à réfléchir, à anticiper… à vous préparer. Elle se résout dans cette activité même. Maintenant faisons le point sur les messages cachés derrière la peur?

Quels sont les messages cachés derrière la peur ?

  • Leurs messages : si l’objet de la peur demeure inconnue, il est impossible de déceler son message. À noter qu’on réserve le mot angoisse pour décrire la peur d’une partie inconsciente de soi-même, c’est-à-dire de son ombre. L’anxiété, elle, désigne une peur projetée sur l’avenir. Il s’agit souvent d’une peur imaginaire et exagérée.
  • La solution : il est important de clarifier s’il s’agit d’une peur réelle ou d’une peur imaginaire. Si l’objet de la peur est réel, un chien menaçant par exemple, il faut agir immédiatement pour éviter le danger (demander au propriétaire de maîtriser son animal). Dans le cas d’une peur imaginaire, il est nécessaire de vérifier et de changer ses images intérieures. Les phobies demandent une attention spéciale : ce sont des peurs apprises qui nécessitent un traitement particulier. D’ordinaire, la peur est bonne conseillère. Elle nous permet d’éviter les situations dangereuses. Tous les spécialistes en arts martiaux donnent le même conseil : « Il vaut mieux prévenir le danger que d’avoir à le combattre. »
  • Attention au trafic d’émotions et de sentiments :  La peur peut déguiser une agressivité non exprimée, le besoin de s’affirmer, un besoin d’affection ou d’attention, un sentiment de toute-puissance refoulé, etc.

Un mot sur le mauvais stress et le bon stress

Il faut savoir que le stress n’est pas toujours une mauvaise chose. Il existe deux types de stress, aussi différents l’un de l’autre que l’euphorie l’est de son opposée méconnue, la dysphorie.

  • Le distress, ou mauvais stress, désigne des stimuli nocifs qui nous affaiblissent, diminuent notre confiance en nous et nos capacités. La critique destructrice, les patrons abusifs, se casser la figure dans la rue en sont des exemples. Ce sont des choses que nous voulons éviter.
  • L’eustress, ou stress positif, en revanche, est un mot que la plupart d’entre nous n’avons sans doute jamais entendu. Eu, préfixe grec pour “sain”, est utilisé dans le même sens que dans le mot “euphorie”. Les modèles qui nous poussent à dépasser nos limites, l’entraînement physique qui nous ôte nos bourrelets de graisse et les risques qui élargissent notre sphère d’action confortable sont autant d’exemples de stress positif – un stress bon pour la santé et qui stimule le développement.
  • Stressé est un mot qui fait référence à la peur pour les personnes actives.

Les gens qui fuient toute critique échouent. C’est la critique destructive que nous devons fuir, pas la critique en bloc. De la même manière il n’y a pas de progrès sans stress positif et le plus d’eustress nous pouvons créer ou appliquer à nos vies, le plus vite nous réaliserons nos rêves. Le tout est de savoir distinguer les deux. Mettez l’énergie nécessaire à supprimer le mauvais stress et soyez à la recherche du stress positif.

Comment établir ses objectifs à partir de la peur ?

Pour aider nos enfants à faire fasse à leur propre peur, nous devons nous engager à comprendre et exprimer notre peur. Oui donnons l’exemple.

Faire ou ne pas faire ? Essayer ou ne pas essayer? Il faut expliquer à nos enfants que la plupart des gens opteront pour l’inaction, qu’ils se considèrent courageux ou pas. L’incertitude et la perspective de l’échec peuvent être des bruits effrayants dans l’ombre. La plupart des êtres humains donnent la préférence à l’insatisfaction sur l’incertitude.

“La peur avance sous de multiples visages et nous l’appelons rarement par son nom. C’est que la peur …fait plutôt peur” le dit si bien Tim Ferris. La plupart des êtres humains doués d’intelligence la déguisent en autre chose : le déni optimiste.

La plupart d’entre nous qui évitons de passer à l’action, entretenons l’idée que la situation s’améliorera avec le temps. Pensons-nous réellement que les choses vont s’améliorer ou prenons nous nos rêves pour une réalité, bonne excuse pour ne pas agir. Quand on est confiant dans un avenir plus radieux, se pose-t-on réellement des questions? Généralement pas. C’est la peur de l’inconnu déguisé en optimisme.

Etes-vous plus heureux aujourd’hui qu’il y a un an, un mois ou une semaine? Non? Eh bien, il est temps de nous dire que les choses ne s’amélioreront pas toutes seules! Il est grand temps d’arrêter de nous VOILER (jeux de mot :))la face et de préparer l’avenir.

Questions & Actions 

Munissez-vous d’un cahier de bord qui vous servira de guide au moment ou le doute et l’angoisse seront plus fort que notre pourquoi. Et n’oubliez pas que vous creuser les neurones ne sera jamais aussi fructueux ou prolifique que laissez vos idées se répandre sur le papier. Ecrivez ne corrigez pas- visez la quantité concernant vos réponses. Consacrez quelques minutes à chaque réponses.

  1. Vous autorisez-vous à sentir la peur? Citez trois peurs récentes.
  2. Y’avait-il une réalité de danger? D’inconnu?
  3. Si ces peurs étaient fonctionnelles et appropriées, pouvez vous voir comment elles vous ont aidé à faire face à votre réalité
  4. En quoi faire ce que vous “devez” faire s’est-il traduit par des expériences nulles ou le regret de ne pas avoir fait autre chose?
  5. Pensez à ce que vous faites et demandez-vous : “Que se passerait-il si je faisais l’inverse de ce que font les gens autour de moi? Qu’est-ce que je sacrifie si je continue sur cette voie pendant 5, 10 ou 20 ans.

Passez à l’action

Maintenant faites un tableau en trois colonnes qui va vous permettre de devenir émotionnellement plus réactives. Notez en haut du tableau : Que se passerait -il si je décide de….. (ex : porter le voile, quitter mon travail…) ?

  1. Définissez votre peur, la pire chose qui puisse advenir si vous faites ce que vous envisagez? Ex : si j’entreprends de fonder ma propre entreprise, j’ai peur de ne pas pouvoir réussir
  2. Quelles mesures pourriez-vous prendre pour réparer les dégâts ou remettre les choses en bonne voie, même de manière temporaire? Si, je ne réussi pas j’aurai appris énormément et je pourrais toujours tenter l’expérience avec un projet qui me tient plus à cœur…
  3. Quels sont les résultats ou les avantages, ponctuels et permanents, des scénarios les plus probables?

Faites cet exercice une fois par mois ou par trimestre pour rester à l’écoute de vos peurs et établir des objectifs réalistes. Vous pouvez aussi le faire à chaque fois que vous ressentez une peur, cela vous aidera à prendre conscience de vos besoins.

Demandez- vous toujours : qu’est ce que je repousse par la peur?

En général, ce que nous avons le plus peur de faire est ce que nous avons le plus besoin de faire. Et si vous preniez la décision à la suite de cet article de faire chaque jour une chose que vous redoutez.

Les actions les plus importantes ne sont jamais confortables. Pour avoir un style de vie inhabituel, nous devons développer l’habitude inhabituelle de prendre des décisions, tant pour nous que pour les autres.

Souvenez vous : plus vous repoussez les limites de votre sphère de confort, plus vous avez de chance d’obtenir ce que vous voulez. Alors passez à l’action.

Sur ce, ici vous avez le droit de vous exprimer et de partager vos émotions en commentaire. On se retrouve sur les réseaux sociaux pour faire grandir le mouvement par un like ou un partage (oui on reste dans l’action) et bien sûr sur AKB.  ACTION !

Retrouvez les stratégies cité dans les livres “La semaine de 4 heures” de Tim Ferris, “Que se passe -t-il en moi? de Isabelle Filiozat et “Stratégies pour développer l’estime de soi et l’estime du Soi” de Jean Monbourquette.



On éduque ensemble alors restez libre de vos choix.

Mariama ÖZTÜRK

Une mumpreneure engagée pour les mumpreneures audacieuces