Il y’a près d’un an, nous mettions en avant Nathalie Brigaud Ngoum, créatrice d’envolées gourmandes et participante du concours d’Akhawates Business qui a remporté le Prix Coup de coeur du jury.

Nous revenons prendre des nouvelles d’elles, de ses projets, vous remémorer sa belle ambition mais encore plus, vous donnez de son énergie et ses conseils  !

 

Nathalie, peux-tu te présenter et présenter ton projet ?

Je m’appelle Nathalie Brigaud Ngoum, originaire du Cameroun, mariée et maman de 2 enfants de 11 et 16 ans. Je suis amoureuse des aliments avec lesquels j’ai grandi. J’aime réaliser des mariages harmonieux avec des produits de qualité et jouer avec les mots.

De formation littéraire d’abord et ensuite Ingénieur marketing et commercial. Je suis aujourd’hui Chef cuisinier, créatrice, photographe et consultante culinaire. Fondatrice et Dirigeante d’Envolées Gourmandes. Créatrice et rédactrice du blog lyrique et gourmand http://www.envoleesgourmandes.com. J’ai mis sur pied un concept inédit revendiquant l’émotion en cuisine et mariant écriture et cuisine. Je viens de publier mon premier livre poétique et gourmand : Mon (Im)précis de cuisine.

 

Il y a un an, tu as participé au concours, raconte-nous comment tu as vécu cette expérience

J’ai été chahutée, encouragée par Maryse pour me pousser à me présenter. À la fin, je me suis prise au jeu.  J’y étais à 1000%. Mes craintes se sont envolées. (Celles de ne pas être à la hauteur des autres projets, de présenter ma petite structure devant des gens qui jugeraient de sa pertinence etc …) J’ai adoré cette expérience. Et j’ai rencontré une personne intelligente, intuitive, bienveillante et d’une douce efficacité, Louiza.

 

Au moment de proposer ta candidature, qu’est-ce que tu t’es dit ? Qu’est-ce qui t’a poussé à déposer ta candidature ?

C’est mon amie Maryse Degboé, fondatrice de SYNE ( Smile You are Not Alone) et lauréate du Grand Prix du Jury au Concours en 2017, qui m’a convaincue de participer. Avec son entreprise, elle se fait l’intermédiaire entre les parents et les prestataires de service, via son site Internet, pour une garde d’enfant personnalisée.

Elle avait raison. On challenge son projet, on rencontre des gens intéressants, on affine sa vision stratégique, on peaufine son opérationnel et parfois on remporte un prix 😉

 

Quelle question ou quel commentaire du jury t’a le plus marqué ?

À peu de choses près, celle-ci «Quelle somme demanderiez-vous pour développer votre projet si l’on vous mettait de l’argent à disposition » ? J’ai donné une somme modeste et remarque m’en a était faite. Je ne devais pas avoir peur de voir grand et de demander un montant conséquent.

Qu’as-tu ressenti face au jury au moment de présenter ton projet ?

Une grande émotion et une immense tristesse en pensant à ma Maman qui aurait été aussi si fière de moi et qui n’était plus là depuis 8 mois.

 

Que dirais-tu à une femme qui hésite encore à se lancer et à postuler au concours AkB ?

De ne pas avoir peur. Le concours permet même d’interroger son projet, de mieux le structurer parce qu’il y a des questions précises qui nous sont posées.

 

Un an après, où en est ton entreprise ?

Un an après, dans la palette des prestations que j’aimais en cuisine et pâtisserie, j’ai élagué. Une entreprise ne vit pas seulement de passion. Mes activités ont aujourd’hui en point d’orgue, mon livre poétique et gourmand.  Ainsi que des projets sur un terme plus ou moins long. Je réorganise aussi mes ateliers aux entreprises et aux particuliers tout en étant ouverte aux propositions qui tournent autour de la formation des cuisiniers, aux recettes innovantes et de la transformation des produits locaux dans certains pays africains.

 

Quel a été le plus grand frein à ton projet ?

Moi-même. Il fallait que je me pose. Que je m’interroge sur ce que je savais faire, ce que j’aimais faire, ce qui impactait les gens et ce qui me faisait aussi gagner de l’argent et vivre de mes passions.

De quoi tu aurais besoin immédiatement pour amener ton projet à un niveau supérieur ?

De stabilité, de régularité et de sérénité dans mes finances.

 

Penses-tu avoir besoin de plus de choses en tant que femme entrepreneur ?

Je ne sais pas si c’est en tant que femme ou en tant que moi, singulière. Continuer à mieux appréhender l’argent, mieux m’affirmer financièrement quant à ma juste expertise.

 

Penses-tu qu’il est plus difficile d’entreprendre quand on est une femme issue de la diversité ?

Cela dépend du projet que l’on porte. Il y a des a priori auxquels il faut tordre le cou. Dans mon cas, mon offre est hybride. Il faut toujours la justifier, faire comprendre à mes interlocuteurs que la seule recette que peut réaliser une africaine n’est pas le mafé et que l’on peut aimer la langue française, sa beauté, sa complexité et la maîtriser même si l’on est d’origine étrangère. Le premier abord n’est pas simple, après, c’est à nous d’embarquer les gens dans notre univers.

 

Quelle femme t’inspire au quotidien ?

Le souvenir de la force et de l’amour de ma maman.

 

Chaque jour, comment tu arrives à te motiver, à te dire que tu as choisi la bonne voie ?

Parce que malgré les difficultés, chaque jour est une belle aventure. Je me dis aussi que je n’hésiterais pas à demander de l’aide ou à réorienter mon parcours si c’est pour vivre de l’écriture et de la cuisine, même d’une manière différente à celle d’aujourd’hui.

 

Peux-tu nous partager ta définition de la réussite ?

Le mariage harmonieux de la passion, l’ambition, la transmission et les convictions.

 

Quels conseils donnerais-tu aux femmes qui ont envie d’entreprendre ou celles qui entreprennent déjà ?

Être bien entourées et faire attention aux personnes qui les aiment. Ne pas négliger leur couple et les enfants si elles en ont. Ne pas hésiter à se former pour acquérir de nouvelles compétences. Écouter les conseils, faire le tri, accepter de faire évoluer son idée sans la dénaturer.  Croire en son projet, fort, très fort.

 

Un dernier mot ? Quelque chose que tu as envie de partager ?

L’aventure incroyable que je vis depuis la publication de mon premier livre poétique et gourmand le 14 mars 2019. J’ai des retours de plusieurs pays du monde.

François Cariès, un banquier, romancier et poète français ne disait-il pas

« Entreprenez l’impossible, l’impossible fera le reste. » ?

 

Son site internet : https://www.envoleesgourmandes.com/

Instagram : envoleesgourmandes

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