Entre mythes, clichés et faits réels, la Suisse a toujours été associée à l’image d’un paradis fiscal. Pour de nombreuses entreprises à travers le monde, elle se résume à cette expression et ce n’est pas faute d’avoir mis en avant les domaines dans lesquelles la nation helvète excelle. Pionnière dans l’horlogerie, la chimie ou encore le tourisme, la confédération mérite qu’on démystifie cette caricature simpliste. La Suisse est-elle réellement un paradis pour les entreprises ? Comment en est-elle arrivée là ? Décryptage.

Le point sur la fiscalité en Suisse et sur la fiduciaire

D’un œil pragmatique, on peut seulement affirmer que la Suisse est un pays neutre qui gère sa fiscalité courageusement. Elle reste un État de droit avec des procédures impartiales et strictes. Administrativement et juridiquement, lancer un business en Suisse n’est pas plus facile que dans d’autres pays. Raison pour laquelle les sociétés fiduciaires comme https://rister.ch sont là pour accompagner les entreprises sur toute la partie administrative, de la création au conseil juridique, en passant par la fiscalité et la comptabilité…

Le système fiscal en Suisse a toujours été très différent des standards européens, et ce depuis la Première Guerre mondiale. À une époque où les pays européens étaient en reconstruction, tous ont convenus de mettre en place une fiscalité assez contraignante. Fidèle à sa neutralité, la Suisse ne suit pas le mouvement et fait la part belle à un régime « favorable » pour les capitaux étrangers. Ajoutez à cela l’apologie du secret bancaire, et la Suisse devint une attraction pour de nombreuses entreprises du monde entier.

Cette situation est perçue comme une bonne opportunité d’affaires pour les entreprises du monde entier.

entreprise suisse

La Suisse est sortie de la liste des paradis fiscaux de l’Union européenne

Même si cette image a été associée à la Suisse depuis des décennies, l’Union européenne a décrété en 2019 que la nation helvète ne fait plus officiellement partie des paradis fiscaux. Les 28 États membres de l’Union ont retiré le pays de sa « liste grise ». La Suisse s’est en effet finalement conformée aux engagements européens en matière de coopération fiscale et a laissé tomber ses régimes fiscaux préférentiels. Une grande nouvelle qui impactera également les pays voisins. Les nouvelles réformes fiscales suisses sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020.

Toutefois, malgré ce revirement de situation, celle que l’on surnomme le Château d’eau de l’Europe propose encore un système forfaitaire et des taux fiscaux très compétitifs pour les entreprises. Cette situation ne règlera pas de sitôt l’intérêt des entreprises en quête d’évasion fiscale et de souplesses bancaires. Elle est toutefois très intéressante pour les entrepreneurs sérieux, en quête de développement commercial. C’est en effet l’opportunité de profiter d’un régime fiscal différent de celui de la France, avec l’appui d’un représentant fiscal, afin de faire fructifier son business en France et à l’étranger.

Attention toutefois : les lois et le système fiscal étant très différents entre la France et la Suisse, l’accompagnement d’une société fiduciaire s’avère vraiment nécessaire quand on décide de franchir ce pas !