Comme tout projet, acheter un bien demande des ressources financières. Avec la situation économique qui prévaut, réunir soi-même le capital s’avère de plus en plus compliqué. Vous recherchez une solution à la fois flexible et sécurisée pour financer votre projet ? Le crédit immobilier est l’un des dispositifs qui s’offrent à vous.

Il vous offre la possibilité d’entrer en un temps record en possession des fonds nécessaires à l’acquisition d’une résidence et à la réalisation de travaux. Il y a cependant un petit hic. Les tendances du marché en ce qui concerne le taux d’intérêt ne cessent de croître. Vous vous demandez s’il est avisé de contracter un prêt bancaire dans un pareil contexte ? Découvrez-le.

Ce qu'il faut retenir :

  • Les taux d'intérêt des crédits immobiliers sont en constante augmentation, atteignant actuellement 1,25% sur 20 ans et 1,5% sur 25 ans.
  • Selon le gouverneur de la Banque de France, ces taux pourraient augmenter jusqu'à 2 à 3% à l'avenir, ce qui représenterait une hausse significative des mensualités.
  • Cette augmentation des taux d'intérêt entraîne une baisse de la capacité d'emprunt et une augmentation des refus de crédit immobilier.
  • Il est conseillé de souscrire un prêt immobilier dès que possible pour éviter de payer des mensualités plus élevées et pour assurer l'acceptation du financement.
  • En plus des prêts immobiliers traditionnels, il existe d'autres alternatives telles que le crédit relais, la subvention In Fine et les prêts aidés offerts par l'État.

Crédit immobilier : que disent les tendances ?

Si les institutions bancaires octroient généralement des prêts immobiliers à des taux très alléchants, sachez que ce n’est pas toujours le cas. En effet, le pourcentage appliqué sur le montant emprunté par ces organismes peut considérablement varier d’une période à une autre en fonction des circonstances. C’est justement ce qui s’observe depuis le début de l’année.

Les taux de crédit sont en constante augmentation un peu partout. Ils sont actuellement à 1,25% sur une durée de remboursement de 20 ans et 1,5% sur 25 ans. Cela représente une importante somme qui vient s’ajouter à la facture des emprunteurs. Il suffit de faire une simulation de prêt immobilier en ligne pour vous en rendre compte.

D’après le gouverneur de la Banque de France, il est tout à fait possible qu’ils croissent encore pour atteindre 2 à 3%. Si c’est le cas, vous risquez de débourser 35 000 € de plus par rapport à ce que vous versez actuellement pour un crédit immobilier de 200 000 euros s’étendant sur 20 ans.

Quelles en sont les implications ?

Vous avez quelques difficultés à entrevoir toutes les implications de la croissance des taux d’intérêt ? Vous vous posez la question de savoir à quoi vous devez vous attendre ? Il faut savoir qu’un retour à des taux élevés se profile à l’horizon. Comme en 2017, vous aurez donc à payer 2 à 3% du capital emprunté sur 20 ans.

Vous ne pourrez plus faire des économies sur le budget que vous aurez à débourser dans le cadre du financement de votre chantier. Vous ne manquerez pas de le constater dans les mois prochains. Selon François Villeroy de Galhau, la Banque Centrale Européenne prévoit relever son pourcentage de 0,25 point dans le mois de juillet et de 0,5 en septembre.

Sur le long terme, l’on risque d’observer plus de conséquences. La baisse de la capacité d’emprunt est la plus notable. D’ailleurs, cela a déjà commencé à se noter avec les demandes de crédit de plus en plus refusées par les institutions bancaires. Si vous vous demandez ce qui est responsable de cette situation, sachez que c’est le fait que le taux d’usure reste bas malgré l’augmentation du pourcentage d’intérêts.

En règle générale, le taux de crédit reste inférieur au seuil fixé par la Banque de France. Ce n’est plus le cas. Il surpasse nettement la limite au-delà de laquelle il est interdit aux organismes de prêt de donner suite aux dossiers. À moins que les tendances ne changent, les chances d’obtenir un financement pour votre projet immobilier sont donc en déclin.

Souscrire un prêt immobilier le plus tôt possible : est-ce préférable ?

Vous hésitez à souscrire un prêt immobilier ? Au regard de toutes les implications susmentionnées, vous comprenez sans doute que vous risquez plus gros en attendant. Comme mentionné plus haut, les taux d’intérêt augmenteront vraisemblablement encore plus dans les prochains mois.

Si vous ne souhaitez pas avoir à débourser des mensualités extravagantes ou voir votre projet de construction refusé, il serait donc préférable de vous lancer le plus tôt possible. Vous ne perdez rien en agissant de la sorte.

Bien au contraire, vous faites quelques économies sur le montant de souscription. Vous gagnez également du temps puisque votre chantier démarrera et prendra fin très rapidement. N’hésitez donc pas à faire votre demande de crédit pendant qu’il est encore possible qu’il soit accepté.

Même si le taux de crédit en vigueur devait diminuer de façon considérable, cela ne se ferait pas en quelques jours. Le processus prend du temps. De plus, rien ne garantit qu’une pareille situation adviendra. Dans tous les cas, il serait donc plus judicieux de contracter simplement votre prêt.

Souscrire un prêt immobilier

Quelles sont les différentes alternatives qui s’offrent à vous pour obtenir un emprunt ?

À présent que vous êtes convaincu de l’importance de souscrire le crédit immobilier le plus tôt possible, vous vous interrogez certainement sur les différentes alternatives qui s’offrent à vous. Sachez qu’elles sont multiples. En voici les plus populaires.

Le prêt immobilier amortissable

Il s’agit du financement auquel recourent le plus souvent les particuliers. Comme son nom l’indique, il permet l’achat d’une résidence principale ou secondaire à un prix raisonnable. La majorité du capital est avancée par l’institution bancaire. Lors des mensualités, il faudra cependant rembourser une part de ce dernier et une autre concernant les intérêts. À la fin, vous devenez complètement propriétaire du bien immobilier.

Le crédit relais

Contrairement à la formule précédente, le crédit relais vous offre la possibilité d’acquérir un nouveau logement en échange de l’ancien. Si vous avez un bien que vous souhaitez vendre, c’est donc l’option que vous devez choisir. Vous devrez néanmoins verser quelques mensualités. Rassurez-vous, elles ne sont pas aussi importantes que celles applicables pour un prêt classique.

La subvention In Fine

Ce financement est destiné aux investissements locatifs. À l’opposé des autres types de crédits, il présente un schéma de remboursement intéressant. En réalité, avec cette alternative, vous avez la possibilité de régler le capital en un seul coup. Il ne vous restera alors que les intérêts à verser.

D’un point de vue fiscal, cela est très bénéfique. Vous aurez moins d’argent à débourser et pourrez rapidement finir de rembourser le prêt. Il n’est donc pas surprenant que les foyers fortement imposés préfèrent cette solution.

Les prêts aidés

En plus des principales subventions mentionnées plus haut, vous pouvez demander des prêts aidés. Accordés sous certaines conditions par l’État, ces derniers vous permettent de profiter d’un capital plus important. Il en existe plusieurs. Au nombre de ceux-ci figure le crédit conventionné, le Prêt Accession Sociale (PAS), le financement épargne logement et le prêt à taux zéro (PTZ). Ne lésinez donc pas à choisir les emprunts immobiliers que vous désirez souscrire.